Période d'essai en Belgique : ce qui change en 2026
Bonne nouvelle pour les employeurs et les PME : après plus de dix ans d’absence, la « période d’essai » fait son retour en Belgique.
La Chambre des représentants a adopté le 21 mai 2026 la réforme portée par le ministre de l’Emploi David Clarinval. La loi a depuis été publiée au Moniteur belge le 15 juin 2026 et entrera en vigueur le 1er août 2026.
Mais concrètement, qu’est-ce que cela change pour les employeurs et les travailleurs ?
Un préavis d’une semaine pendant les 6 premiers mois
La réforme simplifie considérablement les règles applicables en début de contrat.
Pour les nouveaux contrats concernés, durant les six premiers mois d’occupation, l’employeur comme le travailleur pourront mettre fin au contrat moyennant un délai de préavis d’une semaine.
Jusqu’à présent, le délai de préavis augmentait progressivement au cours des premiers mois et pouvait atteindre jusqu’à cinq semaines lorsque la rupture venait de l’employeur.
À partir du 1er août 2026, la règle devient donc beaucoup plus simple :
Moins de 6 mois d’ancienneté = 1 semaine de préavis.
Après six mois, les délais de préavis habituels s’appliqueront à nouveau.
Pourquoi réintroduire cette période d’essai ?
L’objectif annoncé est notamment de réduire les freins à l’embauche.
Pour une PME, recruter représente un véritable engagement. Cette nouvelle mesure permet à l’employeur de disposer de davantage de flexibilité pendant les premiers mois afin de vérifier si la collaboration correspond réellement aux attentes du poste.
La réforme vise également à faciliter l’accès à l’emploi des jeunes, des personnes en reconversion et des demandeurs d’emploi, en encourageant les entreprises à donner leur chance à de nouveaux profils.
Elle pourrait également limiter le recours à des contrats à durée déterminée successifs ou à l’intérim utilisés par certaines entreprises avant de proposer un engagement à plus long terme.
Quels contrats sont concernés ?
Attention : cette nouvelle règle ne s'applique pas rétroactivement.
Elle concernera uniquement les contrats de travail dont l’exécution débute à partir du 1er août 2026. Les contrats ayant débuté avant cette date restent soumis aux règles précédentes.
Il ne s’agit donc pas exactement du retour de l’ancienne clause d’essai telle qu’elle existait avant 2014, mais bien d’un nouveau régime de préavis réduit durant les six premiers mois de la relation de travail.
Employeurs : préparez-vous à cette nouvelle règle
Pour les entreprises qui recrutent, cette réforme apporte davantage de simplicité et de flexibilité dans la gestion des nouveaux engagements.
Contrats de travail, démarches administratives, gestion du personnel… les obligations d’un employeur peuvent néanmoins rapidement devenir chronophages.
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